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Sur mon carnet

Jeudi 19 juillet 2007 4 19 /07 /Juil /2007 11:04

Je pars en vacances ce soir et vous abandonne - pauvres lecteurs malheureux - à votre sort pendant deux grosses semaines. Comme je culpabilise à fond (mais que je n'ai pas le temps d'écrire 18 articles d'avance), je cède à une mode saisonnière : les best-of d'été. Voici donc pour les plus étourdis d'entre vous ou les nouveaux venus une sélection non exhaustive des articles de Pick-UP qui ont rassemblé le plus d'audience. Enjoy ! Je redonne des nouvelles dès la mi-août, promis.

 


 

> "On pourrait devenir énormes"
Interview de Colin Greenwood, bassiste de Radiohead, réalisée au printemps 1997, juste avant la sortie de OK Computer.

> Le goût de la reprise
Un panorama (long mais pas longuet) de l'histoire des reprises dans les musiques populaires depuis les années 50.

> Pop the glock
La rap-electro-pop song parfaite par la délicieuse petite Uffie.

> The National - Maroquinerie (Paris) 23/05/07
Les immenses The National signent le meilleur concert 2007 selon mes oreilles. Reste 6 mois pour les battre.

> The National - Trabendo (Paris) 24/11/05
Toujours The National, au Trabendo cette fois. Et en galerie photos !

> Cold War Kids - Trabendo (Paris) 02/05/07
La bonne surprise live du début d'année !

> Petits trésors radioheadiens
Ma collection de disque made in Radiohead. Pépites inside.

> 24 hour party people
La bombe des Happy Mondays, qui signent d'ailleurs un nouvel album (pas encore écouté)

> What you wanna start?
Jamais sortie dans le commerce, un titre solo exceptionnel du leader de feu-Whipping Boy

Par MatthieuL - Publié dans : Sur mon carnet
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Mardi 12 juin 2007 2 12 /06 /Juin /2007 08:46

On arrive au bout de notre balade dans l’univers des reprises. Evidemment, j’ai oublié plein de choses (surtout celles que je n’aime pas), évidemment je me suis trop longtemps attardé sur d’autres (celles que j’aime), et je te demande de m’en excuser lecteur. Mais si tu peux m’accorder encore un peu de ton attention, il me reste quelques réflexions qui traînent dans le fond de mon cerveau.

 

 

Qui m’a traité de bâtard ?

 


Evidemment un bastard mix (aussi appelé bootleg) n’est pas à proprement parler une reprise. C’est un DJ qui bidouille deux (ou parfois plus) chansons pour en créer une troisième, une sorte d’ornithorynque sonore improbable. En club, on peut ainsi entendre des daubes comme Song II (Blur) VS Smells like teen spirit (Nirvana) ou bien des merveilles comme Lullaby (The Cure) VS Yoga (Björk). Là où le bastard mix devient une reprise, c’est justement quand l’un des interprètes d’une des chansons bastradisées crée ou s’approprie le bastard mix. C’est pas beaucoup plus clair qu’une page de la Métaphysique d’Aristote ? Ok, je prends un exemple : quand les excellents bidouilleurs français de Justice passent à la moulinette l’un de leurs titres avec le We are your friends de Simian, il y a bien quelque chose qui ressemble à une reprise qui vient nous flatter les oreilles. Et quand Kylie Minogue plaque le beat et quelques notes de synthé du Blue Monday de New Order sur son tube Can’t get you out of my head, là c’est flagrant : Can’t get Blue monday out of my head (rien que le titre m’inspire le plus grand respect) est une méchante reprise qui défonce tout. Allez, pour se marrer, l’un des pires bastard mix qui traîne sur le web (si vous avez l’occasion de jeter une oreille dessus, foncez !) : U2 VS Daft Punk pour un With or without you pathétique.

 

 

L’école des tubes

 


Pour finir, je suis bien obligé de parler un peu de nos amis de la Nouvelle Star et de la Star Academy. Je précise tout de suite que je ne suis pas un bien grand expert de la télé-réalité, cela dit, il n’y a pas besoin de consacrer une thèse à la question pour constater que la reprise est au centre de l’apprentissage et de l’ "évaluation" des apprenti-vedettes dont on suit gentiment les aventure. Tortue géniale alias Christophe Willem a pondu comme premier single une version sirupeuse du Sunny de Boney M. Une sorte de loukoum musical quoi. Plus récemment, la version à contre-emploi complet de "Moi Lolita" par Julien de la Nouvelle Star a fait le tour du Web en une matinée. Il paraît qu’on a même parlé du Garou français aux Etats-Unis. La classe.

La reprise cadre complètement avec les enjeux de ce genre d’émission. 1/ On reprend pour apprendre 2/ On reprend pour rendre hommage 3/ On reprend pour servir à un public à la culture musicale misérable une soupe dont il connaît très bien le goût. CQFD. Bah je sortirai pas la rengaine sur "l’art transformé en marchandise" mais franchement entendre "Should I stay ou should I go" brayé par une pétasse sapée comme Britney Spears, ça me donne des poussées fascistes. Parfois, il faudrait interdire les reprises. Mais ça, c’est une autre histoire…


 

 

Les 10 meilleures reprises de l’histoire

Jeff Buckley – Hallelujah (Leonard Cohen)
Eels – Living life (Daniel Johnston)
Garbage – Kick my ass (Vic Chesnutt)
Nirvana – Jesus doesn’t want me for a sunbeam (Vaselines)
Beth Gibbons – Candy says (Velvet Underground)
Ben Harper – Sexual healing (Marvin Gaye)
Joeystarr – Métèque (Moustaki)
Cecilia Ann – Pixies (The Surftones)
Speeding Motorcycle - Marylou Lord (Daniel Johnston)
Personal Jesus – Johnny Cash (Depeche Mode)


 

 

Par MatthieuL - Publié dans : Sur mon carnet
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Mercredi 6 juin 2007 3 06 /06 /Juin /2007 09:12

Laissons s’éteindre les nappes de synthé et se perdre l’art précieux de la décoloration capillaire à l’eau oxygénée : bye bye les eighties ! Le mur de Berlin tombe et les jeunes loups de la pop romantique et synthétique deviennent à leur tour des dinosaures. Quel sort vont bien leur réserver des successeurs gavés dès l’adolescence de Never let me down again (Depeche mode), Tainted love (Soft cell) ou Just like heaven (The Cure) ? Mais la plus grande révérence voyons ! Et les trois titres qu’on vient de citer d’être repris par les Smashing Pumpkins, Marylin Manson et Dinosaur Junior.
 

Les nineties ou le retour de vague de la new wave


Eh oui, les futurs papes du gros rock à guitares sont infiniment plus respectueux de leurs glorieux aînés que les méchants punks. La reprise est tendance. Plus précisément encore la reprise 80’s est infiniment tendance à partir du milieu des années 90. On pourrait multiplier les exemples : la reprise de Credit in the straight world (Young marble giants) qui figure sur le second album de Hole (Live through this), celles de I feel you (Depeche mode), Bigmouth strikes again (Smiths), Running up that hill (Kate Bush) par les joyeux lurons de Placebo ou encore le Isolation (Joy Division) des bûcherons irlandais de Therapy. Sans oublier l’épique Aventurier des américains francophones de Nada surf.

Deux remarques au passage. D’abord, pourquoi tant de reprises new wave ? Cette abondance n’est peut-être que le reflet de l’extrême qualité de cette période musicale. Beaucoup de reprises car beaucoup de bonnes chansons à reprendre tout simplement. Là où un bon petit punk de 1976 n’avait pas grand-chose à se mettre sous la dent, Billy Corgan ne sait plus où donner de la tête. Deuxième réflexion : ce sont surtout des Américains qui vénèrent les grands noms de la new wave. Et accessoirement des Américains plutôt énervés qu’on ne soupçonnerait pas a priori de sympathie pour les synthétiseurs. Par exemple, la reprise de She’s lost control par Girls against boys est assez improbable, presque autant que celle de One (U2) par Johnny Cash. Et pendant ce temps-là sur les terres de la perfide Albion ? Silence radio ou presque ! Arrêtons-nous sur les formations britanniques majeures des années 90 : Oasis, Radiohead, Blur. Oasis reprend sur scène des standards des… Beatles (I’m the walrus, Strawberry fields forever, etc), Radiohead ne fait pas de reprises (à part des broutilles négligeables comme Rhinestone Cowboy ou le After the gold rush de Neil Young par le seul Thom Yorke). Quant à Blur… je connais trop mal le groupe pour en parler. Mais je ne leur connais pas de reprises marquantes. Bref, nos amis grands bretons laissent à leurs cousins d’outre-Atlantique le soin de rendre hommage aux groupes qui ont fait l’âge d’or de la pop anglaise des années 80… Nul n’est jamais prophète en son pays dit-on !
 

Le temps des juke-box humains

 
Je préviens tout de suite les remarques, récriminations et autres corrections : ce que j’écris là n’a pas vocation à être absolument général… simplement parce que je ne connais qu’une petite parcelle des reprises qui ont pu être enregistrées ces cinquante dernières années ! Et puis il n’est pas besoin de chercher bien loin un Américain qui se tape complètement du son anglais des années 80 : Ben Harper avec ses excellentes versions de Sexual Healing (Marvin Gaye) ou Whole lotta love (Led Zeppelin). Le joueur de Weissenborn (la guitare applatie qu’il tient sur ses genoux) est d’ailleurs un bon exemple des juke-box humains qui fleurissent aux Etats-Unis dans les années 90.

Parmi eux, deux grandes légendes du rock : Nirvana et Jeff Buckley, particulièrement prolixes en reprises sur scène comme sur disque. Grace, le premier (et seul véritable) album de Buckley contient trois reprises, dont l’immense Hallelujah, infiniment supérieure dans son minimalisme à l’original de Leonard Cohen. En  concert, Jeff Buckley enchaînait les reprises : The way young lovers do (Van Morrison), I know it’s over (Smiths),  Kangaroo (Alex Chilton), Je n’en connais pas la fin, Hymne à l’amour (Edith Piaf), etc. Quant à Kurt Cobain, sa carrière s’est ouverte sur une reprise (Love Buzz de Shocking blue) pour se refermer sur une autre (Where did you sleep last night de Leadbelly), avec dans l’intervalle une foultitude de réinterprétations qu’on trouve sur des faces-B, des compilations ou des enregistrements live, souvent assez originales et couvrant un éventail allant de Kiss (Do you love me ?) et Led Zeppelin (Immigrant song) à l’obscur groupe écossais The Vaselines dont le leader de Nirvana était fou (Jesus doesn’t want me for a sunbeam, Molly’s lips, Son of a gun). Pourquoi tant de reprises ? Sans doute parce que Cobain comme Buckley ont longtemps traîné leurs guêtres sur scène avant de se faire un nom. Plus de concerts = plus de reprises, c’est mathématique. Sans oublier, pour l’un comme pour l’autre, une passion encyclopédique pour l’histoire du rock, de ses grands noms comme de ses losers magnifiques.

[à suivre...]


5 reprises "étonnantes"

- Kylie Minogue – Can’t get Blue monday out of my head (New Order)
- Cake – I will survive (Gloria Gaynor)
- Travis - Baby, one more time (Britney Spears)
- Nouvelle Vague – Too drunk to fuck (Dead Kennedys)
- Saint-Etienne – He’s on the phone [Week-end à Rome] (Etienne Daho)


Par MatthieuL - Publié dans : Sur mon carnet
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