J’écoute de la musique depuis que j’ai 6 ans. Pour fêter mes 13 ans, j’ai décidé de ne plus perdre de temps avec la mauvaise musique et de me concentrer sur la bonne. Sans savoir vraiment comment tracer la frontière entre les deux.
Aujourd’hui, je ne sais pas davantage ce qu’est une bonne chanson, mais j’ai appris au moins à la reconnaître : c’est une chanson que je suis fier et heureux de faire découvrir.
Je lis la presse musicale depuis que j’ai 13 ans. Et je me rends compte que jamais je n’ai acheté un album sur la foi d’une chronique.
Aujourd’hui, je crois comprendre pourquoi : les critiques musicaux jouent toujours à pile ou face. Pile, ils disent des choses simples de manière trop compliquée. Face, ils disent des choses compliquées de manière trop simple. Dépend des magazines en fait. Des journalistes aussi.
Je ne les charge pas d’ailleurs : comment écrire dans l’urgence, en seulement quelques heures, quelque chose de juste sur 40 min de musique ? J’ai choisi d’esquiver cette difficulté de deux manières : en me laissant plus de temps pour juger et en limitant l’objet de mes critiques. D’abord, mon Ipod idéal n’aura pas nécessairement de lien avec l’actualité brûlante, il n’aura pas d’autre but que de présenter les morceaux – culte ou injustement oubliés - que j’ai eu le temps d’apprécier depuis que j’écoute de la musique.
D’autre part, je parlerai de chansons plutôt que d’albums dans leur totalité, parce que cela facilite mon travail. Et parce que l’ère de l’Ipod, de la musique dématérialisée, est aussi celle du zapping sonore, qu’elle a sonné le glas des albums de douze chansons qu’on écoutait sagement dans l’ordre et en entier.
J’ai créé ce blog parce que je crois que j’aurais aimé tomber dessus par hasard pendant mon adolescence, quand je cherchais un magazine de rock sur les rayonnages de mon libraire.
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