D’Interpol, on retient souvent le premier album Turn on the bright lights, très sombre malgré son titre lumineux et louchant dangereusement du côté de Joy Division et du début des années 80, les guitares énervées en plus. Leur second forfait Antics est sans doute un ton au dessous, mais il s’ouvre sur une pépite qui a toute sa place sur Pick-UP car c’est certainement le titre d’Interpol que j’ai le plus écouté. Next exit est construit sur trois accords de synthé, soutenus par une batterie martiale et quelques samples discrets. Tout ça pour dire que ces néo-corbeaux new-yorkais, je les trouve plus crédibles quand ils ralentissent le tempo et mettent les guiatres en veilleuse. Non pas qu’ils soient mauvais autrement d’ailleurs, ils perdent juste en originalité.
Antics - Labels (2004)