Concert des Cold War Kids hier soir dans une petite salle parisienne… Alors que vaut le groupe-dont-tout-le-monde-parle-en-ce-moment sur scène ? Pour tout dire, j’y suis allé par curiosité et parce qu’on m’avait invité. J’aime bien leurs chansons, mais je les trouve un peu trop lisses sur album, donc mon enthousiasme ne demandait qu’à être ravivé par une jolie prestation live. Et j’ai été servi ! Le groupe joue fort, vite et – c’est ça qui compte – bien. Et puis malgré leur statut très hype, ils ont oublié d’avoir la grosse tête et partagent volontiers leurs tubes (notamment Robbers où chacun prend sa torche électrique pour éclairer la salle plongée dans le noir) avec la horde d’amis-techniciens-musiciens de première partie qui les accompagne. D’ailleurs si quelqu’un connaît le nom du duo canadien qui ouvrait pour eux, je suis preneur. De même que celui du slameur californien qui récitait ses poèmes juste avant.
Pour revenir aux Cold War Kids, ils ont signé un concert brut, intense et un poil déjanté, ce qui correspond bien à leur musique. Les perles ? Un peu les mêmes que sur disque, mais en mieux à mon goût : Hang me up to dry qui déclenche presque un pogo dans les très énervés premiers rangs du Tranbendo, Robbers donc et ses lampes électriques, le joli Hospital beds et deux inédits assez prometteurs joués au milieu du set. Pour accéder à la vitesse supérieure, il manque seulement au Cold War Kids un catalogue un rien plus étoffé (un second album) qui leur autorise un répertoire plus varié et plus long.