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Jeudi 24 mai 2007 4 24 /05 /Mai /2007 12:06

Le plus grand groupe du monde (dixit Bernard Lenoir) jouait hier à Paris. L’occasion de retrouver sur scène The National, que je marque à la culotte depuis la sortie de leur immense Alligator en 2005. Le groupe new-yorkais venait présenter son nouvel album Boxer sorti… la veille. Forcément, les chansons sont neuves, elles ont encore besoin de se rôder sur scène et d’être apprivoisées par le public. Un concert de début de tournée donc. Une prise de température pour la tournée qui s’annonce. Et qui s’annonce plutôt très bien !














Un peu avant 21h, The National monte sur scène sans première partie dans une salle archi-comble et plutôt surprise de passer directement au plat de résistance sans aucun apéritif. Le concert commence avec les nouveaux Start a war (jolie rengaine très calme, plutôt à l’image du récent album, beaucoup moins énervé qu’Alligator) et Brainy (je suis plus sceptique). Un peu pris à froid, le public attend le classique Secret meeting pour commencer à réagir. Mistaken for strangers, le 1er single de Boxer et l’un des titres les plus rock de l’album, prolonge le frisson et l’énergie. On entre dans le vif du sujet avec de gros sons de guitares et un Mat Berninger qui prend ses marques sur scène, grimpant sur les retours, faisant trembler sa grande carcasse maladroite et tapotant le micro sur sa tempe comme un enfant autiste. Jamais vu Joy Division sur scène, mais la gestuelle du New-Yorkais rappelle parfois celle de Ian Curtis. En tout cas, le chanteur est en forme et en voix (il montre même sur certaines chansons dont Squalor Victoria une voix de tête que je ne lui connaissais pas).

Pendant l’heure qui suit, le groupe passe en revue la quasi-intégralité de Boxer : Ada, Squalor Victoria, etc et finit le set principal avec Fake Empire, l’un des meilleurs morceaux de Boxer. Le tout est largement lardé des pépites d’Alligator : les majestueux Baby, we’ll be fine, The geese of beverly road ou un Mr November d’anthologie qui sonne comme un hymne et sort le public de sa torpeur. Car il faut bien le dire, l’ambiance dans la salle est assez contemplative, à l’image de ce qui se passe sur scène : le groupe est peu communicatif et enchaîne les morceaux de façon automatique. Syndrôme de début de tournée ? Rien à voir en tout cas avec l’ambiance des deux concerts à la Guinguette pirate en décembre 2005. Ils reviennent pour 3 rappels dont le vieux About today et le rageur Abel. Au final, un très bon show de rôdage, avec comme dirait ma grand-mère un goût de reviens-y quand d’ici quelques mois, Boxer sera bien digéré par mes oreilles.


> Sur Pick-UP : galerie photos (27/11/05 Trabendo - Paris)

Par MatthieuL - Publié dans : Sur scène
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Mercredi 9 mai 2007 3 09 /05 /Mai /2007 10:42

Carrière météoritique que celle des Libertines, les derniers bad guys du rock anglais. Deux albums essentiels et puis le clash. Pete Doherty et Carl Barat partent chacun de leur côté avec leurs projets sous le bras. Sous les paillettes (le couple Doherty-Moss fait régulièrement la couverture des magazines people) et la poudre (l’addiction du même Doherty est de notoriété publique), restent d’excellentes chansons dont ce Can’t stand me now au titre prophétique, sorti peu de temps avant la séparation définitive du groupe. Guitares entêtantes et malsaines, duo de voix traînantes : c’est du rock de gentils voyous qui n’ont pas oublié d’écrire des mélodies. Et le grand frère Mick Jones (ex-Clash) à la production, ça ne fait jamais de mal.


 

Par MatthieuL - Publié dans : Dans mon iPod
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Jeudi 3 mai 2007 4 03 /05 /Mai /2007 15:58

Concert des Cold War Kids hier soir dans une petite salle parisienne… Alors que vaut le groupe-dont-tout-le-monde-parle-en-ce-moment sur scène ? Pour tout dire, j’y suis allé par curiosité et parce qu’on m’avait invité. J’aime bien leurs chansons, mais je les trouve un peu trop lisses sur album, donc mon enthousiasme ne demandait qu’à être ravivé par une jolie prestation live. Et j’ai été servi ! Le groupe joue fort, vite et – c’est ça qui compte – bien. Et puis malgré leur statut très hype, ils ont oublié d’avoir la grosse tête et partagent volontiers leurs tubes (notamment Robbers où chacun prend sa torche électrique pour éclairer la salle plongée dans le noir) avec la horde d’amis-techniciens-musiciens de première partie qui les accompagne. D’ailleurs si quelqu’un connaît le nom du duo canadien qui ouvrait pour eux, je suis preneur. De même que celui du slameur californien qui récitait ses poèmes juste avant.
Pour revenir aux Cold War Kids, ils ont signé un concert brut, intense et un poil déjanté, ce qui correspond bien à leur musique. Les perles ? Un peu les mêmes que sur disque, mais en mieux à mon goût : Hang me up to dry qui déclenche presque un pogo dans les très énervés premiers rangs du Tranbendo, Robbers donc et ses lampes électriques, le joli Hospital beds et deux inédits assez prometteurs joués au milieu du set. Pour accéder à la vitesse supérieure, il manque seulement au Cold War Kids un catalogue un rien plus étoffé (un second album) qui leur autorise un répertoire plus varié et plus long.

Par MatthieuL - Publié dans : Sur scène
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